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Au collège et au lycée, un portable de 13 ou 14 pouces offre souvent un bon équilibre entre confort de lecture et poids.
Pour un élève dyslexique et dysorthographique, le choix dépend surtout des difficultés rencontrées en classe, et les fonctions vraiment utiles ne sont pas toujours faciles à repérer. Vous pourrez mieux cerner les besoins de votre enfant et les démarches qui peuvent aider à obtenir ou financer son matériel.
Quel ordinateur choisir pour un élève dyslexique et dysorthographique ?
Un modèle spécialisé n’est pas indispensable. L’essentiel est de choisir un ordinateur fiable, transportable et compatible avec la lecture vocale, la dictée et la correction.
Le choix dépend des difficultés concrètes de l’élève :
- Si l’orthographe est fragile, vérifiez la compatibilité avec un correcteur, un prédicteur de mots et un traitement de texte complet.
- Si l’écriture manuscrite est difficile, privilégiez un clavier physique agréable, aux touches suffisamment espacées.
- Si la prise de notes est lente, prévoyez un microphone correct, un casque et une fonction de dictée vocale.
- Pour lire des photocopies ou des livres, l’ordinateur doit fonctionner avec un scanner ou une application de reconnaissance optique des caractères (OCR).
Au collège et au lycée, un portable de 13 ou 14 pouces offre souvent un bon équilibre entre surface de lecture et poids.
Vérifiez aussi ces caractéristiques :
- Mémoire vive : 8 Go permettent d’utiliser à la fois un navigateur, un traitement de texte et des outils d’accessibilité.
- Stockage : un SSD de 128 Go suffit pour les cours, les fichiers et les logiciels courants.
- Batterie : choisissez une autonomie annoncée adaptée à une journée de cours.
- Système : Windows est souvent le choix le plus simple si l’établissement utilise des logiciels conçus pour cet environnement. macOS et ChromeOS peuvent aussi convenir, après vérification de la compatibilité.
Quelles aides scolaires demander avant d’acheter ?
Vous pouvez parler avec l’enseignant, le professeur principal, le médecin scolaire ou le pôle d’appui à la scolarité. Certaines adaptations sont possibles sans attendre la décision de la MDPH.
Le plan d’accompagnement personnalisé (PAP) s’adresse aux élèves qui ont des difficultés scolaires durables liées à un trouble des apprentissages. Il peut prévoir des consignes reformulées, des documents adaptés, moins de copie ou des outils numériques.
Demandez que les adaptations soient formulées concrètement. Elles peuvent prévoir de :
- écouter les consignes et les textes avec une synthèse vocale ;
- rédiger au clavier ;
- disposer de temps supplémentaire pour lire et relire ;
- copier moins, sans réduire les objectifs d’apprentissage.
Si les adaptations habituelles ne suffisent pas, vous pouvez demander une évaluation pour mettre en place un projet personnalisé de scolarisation (PPS).

Le PPS peut prévoir du matériel pédagogique adapté, l’aide d’un AESH, des aménagements pédagogiques ou une orientation en Ulis. L’équipe de suivi de la scolarisation vérifie que les décisions sont appliquées.
Comment faire une demande à la MDPH ?
Pour un enfant mineur, vous remplissez le formulaire comme représentant légal. Vous pouvez faire une seule demande pour plusieurs droits : le PPS, le matériel pédagogique adapté, l’AEEH ou la PCH.

Décrivez ce qui est difficile au quotidien, pas seulement le nom du trouble. Vous pouvez joindre au dossier :
Pièces à réunir pour le dossier
- le formulaire de demande MDPH ;
- un certificat médical récent ;
- le formulaire Geva-Sco préparé avec l’équipe éducative ;
- une description des difficultés à l’école et à la maison ;
- un devis pour l’ordinateur ou les logiciels, en cas de demande de financement ;
- les raisons pour lesquelles chaque outil est nécessaire.
Précisez les fonctions dont vous avez besoin : lecture vocale, dictée, correction, numérisation de documents, clavier adapté ou logiciel particulier. Vous montrez ainsi le lien avec un besoin scolaire précis.
Quels logiciels et fonctions numériques peuvent aider ?
La lecture à voix haute n’aide pas forcément pour l’orthographe. Testez les fonctions avec l’enfant. Vérifiez aussi qu’elles ouvrent les documents de l’établissement.
La lecture devient plus accessible
La synthèse vocale lit à voix haute un document numérique. Elle peut lire une consigne, un cours ou un devoir. Parfois, les mots se surlignent au fil de la lecture.
Deux fonctions sont utiles :
- Lecture à voix haute : elle lit un extrait ou un document entier et peut aider à repérer une phrase mal construite.
- OCR : elle convertit le texte d’une image ou d’un document numérisé en texte sélectionnable, lisible par synthèse vocale.
Dans Word, OneNote, Outlook et Microsoft Edge, le Lecteur immersif offre plusieurs réglages. Vous pouvez modifier la taille et l’espacement du texte, les couleurs et les syllabes. Vous pouvez aussi lancer la lecture à voix haute. Ces options évitent d’acheter un logiciel spécialisé pour commencer.
L’écriture gagne à être dictée
La dictée vocale transforme la parole en texte. Elle peut aider l’élève qui connaît sa réponse, mais perd ses idées en écrivant. Elle peut aussi l’aider s’il doit gérer en même temps le clavier, l’orthographe et la rédaction.
D’autres outils peuvent la compléter :
- Prédiction de mots : elle suggère des mots à partir des premières lettres et réduit la frappe.
- Correcteur orthographique : il repère certaines erreurs, mais ne saisit pas toujours le sens d’une phrase.
- Dictée Windows : le raccourci Windows + H permet de saisir du texte dans plusieurs applications.
- Dictée Word : le bouton « Dicter » permet de lancer la fonction ; Microsoft 365 nécessite généralement une connexion Internet fiable.
- Dragon : cette solution payante propose une dictée plus avancée. Vérifiez sa compatibilité et son fonctionnement hors connexion.
La lecture vocale peut aider à relire une rédaction. Elle permet de repérer un mot oublié, une répétition ou une phrase peu claire.
Comment financer l’ordinateur ou les logiciels ?
Si l’Éducation nationale reconnaît le besoin scolaire, elle peut prêter du matériel adapté. Ce prêt aide aux apprentissages. L’ordinateur ne devient pas automatiquement la propriété de votre famille.
Deux aides possibles pour financer une aide technique
AEEH et son complément
L’AEEH compense certaines dépenses liées au handicap de l’enfant. Son complément peut couvrir des frais supplémentaires, notamment une aide technique ou humaine. Si le droit est accordé, la CAF assure le versement chaque mois.
PCH
La PCH peut financer des aides techniques qui compensent les conséquences du handicap dans la vie quotidienne. Selon la situation et la décision, le département la verse en une fois ou régulièrement.
La MDPH regarde l’âge de votre enfant, tous ses besoins et le prix de l’aide technique. Le choix entre le complément d’AEEH et la PCH peut changer au renouvellement ou si la situation évolue.
Pour payer le reste, vous pouvez demander une aide au conseil départemental, à la commune ou au CCAS. Vous pouvez aussi solliciter le Fonds départemental de compensation du handicap.
Commencez par repérer les tâches qui posent problème à votre enfant. Essayez avec lui la lecture vocale, la dictée et la correction sur des documents scolaires, puis échangez avec l’équipe éducative pour préciser les adaptations et vérifier si un prêt de matériel est possible avant d’acheter.
Foire aux questions
À quel moment demander un bilan pour une dyslexie ?
Demandez un bilan à votre médecin traitant si les difficultés de lecture ou d’orthographe durent malgré un enseignement adapté et gênent les apprentissages. L’évaluation peut faire intervenir plusieurs professionnels, notamment un orthophoniste, un psychologue, un neuropsychologue ou un médecin spécialisé.
Un ordinateur remplace-t-il la rééducation ?
Non, l’ordinateur compense certaines difficultés, mais il ne remplace ni les soins ni l’apprentissage de la lecture et de l’orthographe. La prise en charge peut associer une rééducation adaptée, des aménagements pédagogiques et un suivi ajusté aux besoins de votre enfant.
Peut-on utiliser son ordinateur personnel au brevet ou au baccalauréat ?
Oui, si l’usage de l’ordinateur est demandé et accordé dans le cadre des aménagements de l’épreuve. Votre enfant peut devoir utiliser un matériel préparé, des logiciels déterminés, avec les communications sans fil désactivées et sans fichiers non autorisés.
La dyslexie donne-t-elle automatiquement droit à une aide financière ?
Non, le diagnostic ne donne pas automatiquement droit à un financement. La MDPH évalue les conséquences du trouble sur la vie scolaire et quotidienne, puis la CDAPH décide des aides selon les besoins établis.
Existe-t-il une aide CAF spécifique pour acheter un ordinateur ?
Il n’existe pas d’aide CAF attribuée automatiquement pour l’achat d’un ordinateur en raison d’une dyslexie, mais l’AEEH et, dans certains cas, son complément peuvent contribuer aux dépenses liées à une aide technique. Vous déposez la demande concernant votre enfant et son besoin auprès de la MDPH ; si un droit est accordé, la CAF verse la prestation concernée.




